Tout change, mais rien ne change

Je me suis sentie profondément bien hier soir en rentrant chez moi. Au volant, de nuit, sur la route sans fin, je chantais, la musique à fond. J’avais envie de dire ma joie au monde entier.

L’après-midi, j’étais partie faire mes derniers achats de Noel au centre ville. On bravait la foule à la FNAC avec R., et j’étais au téléphone avec mon père quand je vois C., un camarade du collège. On s’était pas vu depuis… longtemps. Il appelle ma meilleure amie du collège, A. qu’il avait croisé une heure plus tôt. Elle a débarqué direct. On avait mille choses à se dire mais les courses à finir. Rendez-vous fut pris pour prendre un verre le soir.

Plus tard, je retrouve donc A. place Jean Jaurès pour prendre un diabolo grenadine, comme toujours, au Petit Nice. C’est génial de se retrouver, de se raconter ce que devienne nos vies. Nos amis, nos amours, nos parents, nos études, ce qui nous fait avancer.

J’appelle Antho, l’éternel glandeur qui sera toujours dans ma vie, il se réveille et nous rejoint. Puis C. arrive avec quelques amis. On décide d’appeler O. Je vois tout le temps O quand je reviens à Montpellier, on habite pas très loin. Mais cet été je n’avais pas pu la voir. Ca faisait donc quelques mois qu’on avait pas pris un pot ensemble. On s’est sautées dessus et embrassées, O. un peu pompette.

Je me sentais tellement heureuse de revoir ces personnes. Je les ai rencontré il y a 10 ans environ. A. et moi étions inséparables au collège, puis le lycée et la vie nous a éloigné. Mais à chaque retrouvaille, c’est comme si on s’était vues la veille. Je sais qu’il y a des gens comme ca qui seront toujours là, à un moment ou à un autre. Peu importe si on ne peut pas se voir pendant des mois. O est devenue une amie au lycée. J’ai plein de souvenirs de soirées…

Tous les quatre avaient évolué, ca m’a fait plaisir de voir où la vie les mène, de connaître leurs projets, leurs envies. C’était chouette de se rendre compte que malgré le temps, la distance, les chemins différents que nous avons pris, rien ne change fondamentalement.

Ce n’est pas grand chose dit comme ca, mais intérieurement je me sentais tellement en phase avec moi-même et ma vie. Après quelques semaines chaotiques, c’est exactement retourner aux sources, retrouver des valeurs sûres, dont j’avais besoin.

Ce soir, j’ai retrouvé l’envie d’écrire. Je voudrais que les vacances durent encore quelques semaines pour avoir le temps de lire, de me chercher, de me confronter avec moi-même, d’écrire. J’ai envie de voir des films, d’écouter les vieux albums de mon papa, de faire des gâteaux tous les jours, et de profiter des miens.

La vie n’est pas toujours facile, mais si on a confiance en soi, si on est suffisamment bien avec soi-même, bref si on trouve la paix intérieure, on est plus armés pour affronter les obstacles qu’on rencontre inévitablement.

Ce soir, je suis heureuse.

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