Cusco – 28 juin / 4 juillet

C’est la dernière semaine pour Madura et Jessie. De mon côté je ne vois pas le temps passé. J’apprends beaucoup à Mushrooms, satisfaire la clientèle n’est pas une chose facile et être une bonne serveuse n’est pas innée. J’ai parfois eu des clients très désagréables (souvent des Français d’ailleurs…) et d’autres très sympathiques. Je commence à connaître mieux mes collègues avec qui je vais passer de super moments les 2 dernières semaines. J’ai oublié de parler du salaire… je suis payée 6 soles de l’heure (même pas 2 euros), c’est ridicule même en considérant le coût de la vie ici, mais pour mes dépenses c’est suffisant, d’autant plus que je double souvent mon salaire en pourboires. A partir de cette semaine là, je n’ai plus jamais eu besoin de retirer de l’argent au distributeur et j’ai même pu mettre de l’argent de côté pour la Bolivie.

Le côté négatif de ce boulot (combiné à tout ce que je fais en plus), c’est le manque de temps pour sortir avec mes colocs et profiter de Cusco. Je travaille le matin, souvent l’après-midi j’ai besoin de dormir pour ne pas m’écrouler le soir au bar. Je me suis même mise à boire du café. Malgré tout, j’ai besoin de me sentir overbookée comme cela. Je ne suis pas en réflexion sur ma vie, je la vis simplement, prise dans le mouvement.

Sinon, j’ai oublié de mentionner l’arrivée d’un nouveau membre dans notre famille adoptive: Chris, étudiant en médecine à Boston.

Pendant la semaine, j’emmène mon appareil photo à l’école pour tirer le portrait aux enfants et ensuite offrir les photos à leurs parents. C’est commun pour nous de faire la photo de classe et des portraits à Noël pour distribuer des photos à la famille, mais où je travaille il n’y a même pas de toilettes, alors photographier les enfants n’est franchement pas une priorité. La maman de Juan Carlos est toute excitée à l’idée d’avoir une photo de son fils et me demande tous les jours quand je vais leur donner les photos.


Voyage épique au Machu Picchu

Vendredi 25 juin, nous voilà parties Amanda, Jessie et moi-même à la conquête du Machu Picchu.

Le Machu Picchu

Le Machu Picchu

Je vous épargnerai les commentaires historiques sur le Machu Picchu, Wikipédia fait ca très bien. Pour s’y rendre, il est possible de faire un trek de 2 à 6 jours. Il y a le fameux Inca Trail qu’il faut réserver au moins 4 mois à l’avance, ou le Salkantay Trail qu’on peut réserver quelques jours avant. En général cela coûte 200 à 400$, incompatible avec mon budget.

Le moyen le plus rapide de se rendre à Aguas Calientes, la ville étape pour toute visite du Machu Picchu, est de prendre le train, l’aller-retour coûtant en moyenne 100$ ce qui fait de ce trajet un des plus chers au monde par rapport à la distance parcourue.

Je n’avais aucune envie de claquer mon argent en transport, sachant que la visite en soi du Machu Picchu est déjà relativement chère. On a donc décidé avecJessie et Amanda de prendre le chemin des écoliers, indiqué par le Guide du Routard et un ami de Cusco, qui passe par les villages de Santa Maria et Santa Teresa. C’est plus long (une dizaine d’heures de Cusco à Aguas Calientes) mais aussi beaucoup plus cheap (10€ à peine).

Rien ne s’est déroulé comme prévu, ce fut un voyage fatiguant, mais qui reste au final un bon souvenir.

Départ vendredi 25 à 7h du matin de la maison après 2h de sommeil puisque j’ai travaillé jusqu’à 2h30. On monte dans le bus, sauf que des Français (que j’ai repéré au polaire Quechua, signe distinctif imparable) sont assis à nos places. On se dit que la compagnie de bus a fait une erreur et nous asseyons ailleurs. On se rend compte après coup que notre ticket est valable pour la veille. La compagnie s’est trompée de date, estime que c’est notre faute et nous fait payer 10 soles de plus pour prendre tout de même ce bus. Nous voici parties à 8h45 au lieu de 7h30.

Plus loin, nous nous arrêtons dans une ville pour prendre d’autres passagers, dont nous occupons les sièges… Jessie me racontera plus tard qu’un passager s’est plaint que sa place ait été donnée à une « gringa »…

Vers 13h, on s’arrête et le chauffeur nous informe que l’on va rester dans ce village au milieu de nulle part pour 1h30 – 2h, la raison? Des travaux sur la route… Nous avons beaucoup ri quelques jours plus tard quand le mari d’Amanda en entendant cette histoire a demandé « il n’y avait pas d’itinéraire bis? » … non, il n’y a qu’une route, et il est même difficile d’y circuler dans les deux sens. Et oui, nous sommes au Pérou, pas en France ou aux US.

Sur la route

En marchant le long de la fil de voiture, je tombe nez à nez avec une fille de Sciences Po. Dingue comment le monde est petit! Nous repartons finalement pour arriver vers 16h30 à Santa Maria. De là, nous prenons un « taxi » avec le groupe de Français. Amanda monte à l’avant. Nous sommes 4 sur la banquette arrière et 2 autres dans le coffre. Plus rien ne me surprendra ici je crois! Le trajet dure 2 heures au rythme de Bob Marley et des Red Hot Chili Peppers. Je ne suis pas prête d’oublier ce moment. On rit de l’improbabilité de ce voyage.

Nous arrivons ensuite à Hidroeletrica, un barrage. De là, il faut marcher 2 heures en suivant les rails du train jusqu’à Aguas Calientes. Il fait nuit, nous n’avons que la lumière de mon iPod. On suit les Français, mieux équipés, mais ces ? Biiip ne nous attendent pas. Nous rencontrons un jeune américain, que nous appellerons Texas puisqu’il décide de ne pas s’embarrasser  à retenir nos prénoms et de nous appeler California (Jessie), Minnesota (Amanda) et Frenchie. Deux heures de marche à la lumière de la pleine lune, la fatigue du voyage en bus s’ajoutant au manque de sommeil des nuits précédentes. Je suis crevée et au bord de la crise de nerf quand on arrive finalement à Aguas Calientes vers 21h30. Deux Suédois très sympathiques se sont joints à nous vers la fin.

Après avoir acheté nos billets pour le Machu Picchu et mangé dans un boui-boui, nous dormons pour 4 heures. Je peux sentir les ressorts du lit et envisage un instant de dormir par terre… 4h30 nous voici en ligne pour prendre le bus pour monter au Machu Picchu. Certaines personnes montent à pied, nous n’en avons pas le courage. Le trajet en bus est scandaleusement cher: 20 soles (5€) pour 20 minutes… Mais peu importe, nous sommes parmi les premiers arrivés ce qui nous permet d’obtenir le précieux ticket pour Wayna Picchu, la montagne qui surplombe le site de Machu Picchu et qui n’est accessible qu’à 400 personnes par jour. La montée est pénible, mais la vue au sommet est une sacrée récompense. Nous sommes à 2700m d’altitude (ce qui est toujours plus bas que les 3400m de Cusco) et nous dominons Machu Picchu. Les ruines semblent ridicules vues d’en haut.

Je crains la descente, ayant un peu le vertige. Heureusement, je me retrouve à discuter avec deux étudiants américains très sympas et ne pense ni à l’effort ni à la hauteur.

Jessie et moi au Machu Picchu

Nous retournons à Aguas Calientes dans l’après-midi et crevée par le trajet de la veille décidons de rentrer en train malgré le coût: 48$ mais nous savons qu’à minuit nous serons au chaud dans notre lit… enfin c’est ce que nous croyons.

Notre train doit partir à 19h. Nous arrivons à la station à 18h30 et on nous annonce 1h30 de retard. Je demande naïvement s’il y aura un geste commercial comme ce serait le cas en France, l’hôtesse de Péru Rail me rit presque au nez. A 21h nous sommes toujours à la gare, sans information. Idem à 22h. Je commence à sérieusement m’énerver. Apparemment, il y a eu un accident sur la voie et on ne sait pas quand on pourra partir. 750 personnes attendent dans le froid, on essaie de dormir un peu, allongés par terre. Texas nous a rejoint. On monte finalement dans le train à minuit pour rester coincés jusqu’à 2h au même endroit… Je craque, je suis scandalisée. Je peux comprendre qu’il y a des imprévus, que nous sommes dans un pays en développement… mais je refuse de comprendre quoique ce soit quand j’ai payé 48$ et dormi si peu les nuits précédentes. Après une autre péripétie pour la dernière partie du voyage qui s’est faite en mini-bus nous arrivons à 6h du matin à Cusco, fatigués et énervés. Je dors tout le dimanche et dois aller travailler le soir. Je ne sais même pas comment mon corps continue à fonctionner.

Le lendemain, je me rends à Péru Rail avec Amanda, bien décidée à récupérer mon argent. Mes amies pensent que je rêve alors je trouve ca normal. Sans même qu’il soit nécessaire de crier (dommage j’étais en forme pour ca), la compagnie nous rembourse notre billet de train. Je me retrouve alors à penser que ce retard est plutôt une bonne chose pour mon porte-monnaie. Surtout, on a passé un week-end fou et mémorable qu’on ne regrette pas malgré la fatigue.


Cusco – 21/27 juin 2010

La semaine du 21 au 27 juin aura été riche en événements!

Dimanche soir, nous sommes sortis avec quelques élèves de Proyecto Peru à Bullfrogs. Je me suis renseignée pour un job de serveuse. Je me suis en effet rendue compte que ma situation financière allait devenir délicate et me suis mise en tête de trouver du boulot à Cusco pour les 4 semaines restantes. Joseph m’a parlé d’un bar, le Mushrooms, qui a besoin de personnel. Je m’y présente le lundi soir et le patron, Pepo, me demande de venir le lendemain (mardi) pour un essai. Mardi soir, je mange rapidement avec tout le groupe de Proyecto Peru puis direction le Mushrooms. Je me sens perdue au début, timide, pas très sûre de moi. Je m’en sors pas trop mal puisqu’on m’engage. Je vais travailler tous les soirs de 20h à 1h-2h du matin. Pas facile à concilier avec le volontariat (le matin à 9h), l’entraînement physique et la nécessité de dormir… sans oublier les festivités en cours à Cusco.

J’ai le souvenir d’avoir dormi très peu (4h de sommeil) cette semaine-là et de m’être écroulée le dimanche au retour du Machu Picchu (un article sera consacré à notre aventure mémorable là-bas).

Jeudi, alors que je me suis couchée à 4h du matin, mes roommates me réveillent à 8h du matin. Nous sommes en effet le 24 juin jour de l’Inti Raymi (fête du soleil). Il faut se lever tôt (et 8h n’est pas assez tôt à vrai dire) pour assister à la cérémonie qui se déroule toute la journée en trois lieux différents. J’essaierai d’écrire cette semaine un article sur Inti Raymi.

Vendredi départ pour le Machu Picchu (article à suivre sur ce voyage épique).

A la fin de la semaine, j’ai du mal à réaliser que j’en suis déjà à la moitié de mon séjour. Je suis heureuse et passe des moments incroyables. Et c’est loin d’être fini.


Cusco – 14/20 juin 2010

Un moment que je n’ai pas écrit, c’est mal :p

Me voilà dans l’avion pour Paris écoutant the Miseducation of Lauryn Hill, et alors que je me replonge dans mes photos du Pérou, je me rends compte que j’ai laissé inachevé le récit de mon séjour là-bas. Il faudra vraiment que j’apprenne à être consistance dans mon écriture.

Lundi 14 Juin, début de ma deuxième semaine à Cusco. J’ai du mal à me rappeler de tout, de ce que je faisais la journée, des soirées. La veille nous sommes sorties à Paddy’s (un pub irlandais) avec Amanda fraîchement arrivée du Minnesota. Institutrice, mariée, la trentaine. On a passé une soirée sympa qui s’est finie évidemment à Mythologie avec Joseph pour un cours de salsa. En regardant les photos, les pantalons à rayures / à touristes de Madura et Jessie me reviennent en mémoire. Les délires dude de Jessie aussi. Que de fous rires.

Jessie & Madura avec leurs pantalons à rayures

Le lundi soir, avec Jessie et Amanda direction The Real McCoy pour notre deuxième participation au quizz qui a lieu tous les lundis et mercredis soir. Pour participer, il faut payer 5 soles (1,5 euros) qui sont reversés à une association / ONG travaillant pour la communauté à Cusco. L’équipe gagnante remporte une bouteille de vin. Sous le nom de Lechuga (en hommage à Joseph du même nom), on gagne notre premier trivia (quizz). Pas peu fières!! On a gagné de nouveau le mercredi 16 et les filles une autre fois la semaine suivante.

Cette semaine là j’ai encore des cours d’espagnol pendant l’après-midi. Ma professeur est vraiment sympa, je me débloque à l’oral. A l’école, j’apprends à connaître les enfants, j’ai retenu presque tous les prénoms.

Katie et Sonum sont revenus de leur trek au Machu Picchu avant de repartir en fin de semaine pour Arequipa puis les Etats-Unis. Evidemment nous sommes sorties fêter leur départ. Je n’ai pas passé beaucoup de temps avec elles sur tout mon séjour, mais on a bien accroché, des filles très fun, je regrette qu’elles ne soient pas restées plus longtemps.

Mercredi 16, je prends mon courage à deux mains… et je vais m’inscrire à la salle de sport sur l’Avenidad de la Cultura près de la maison où je loge. En effet, dans 2 mois et demi je serai à l’école militaire de Saint-Cyr, il faut que je me prépare psychologiquement. L’entraîneur est très sympa. Je travaillerai avec lui 4 à 5 fois par semaine pendant un mois. Je ne m’en croyais pas capable.

Jeudi 17 juin, grève générale et croyez-moi nos grèves à côté c’est de la rigolade… On sort dans la rue, pas une voiture, pas un taxi ou un collectif. Les magasins ont baissé leur rideau. Du coup je ne vais ni à l’école ni en cours d’espagnol, de même pour les filles. On en profite pour explorer la ville. J’ai le souvenir d’une journée joyeuse sous le soleil de Cusco.

rue de Cusco

Le mois de Juin est le mois de Cusco ce qui implique des défilés (parades) presque quotidiens (et avec des rues fermées et des bouchons…). Vendredi soir, on assiste au défilé des « colegios » (écoles primaires, collèges et lycées). Mais le défilé le plus attendu est celui du samedi: celui des écoles d’art. Je m’y rends avec ma professeur, Madura et d’autres élèves de Proyecto Peru.

Fabri, le fils de Lula, défile. La Place des Armes est noire de monde. Les chars sont tous plus beaux et intéressants les uns que les autres, et portent souvent un message à caractère politique ou tout du moins civique. La question de l’environnement apparaît notamment comme une préoccupation essentielle. J’ai beaucoup aimé la statue d’Alan Garcia, Président du Pérou (un temps exilé en France), intitulée « Peru en venta » (Pérou à vendre).

Sculpture d'Alan Garcia

Un autre char s’inspire d’Avatar.

Avatar made in Cusco

La journée de fête se conclue par un concert sur le parvis de la Cathédrale et un grand feu d’artifice. Je n’ai jamais vu autant de monde, il est impossible de circuler. L’idéal pour les pickpockets. Madura se fait piquer son téléphone portable. Sans surprise, après un tour au bar Indigo, on finit la soirée à Mytho.

Dimanche 20, je suis censée partir à Moray avec Jessie et Amanda mais avec 3-4h de sommeil dans les pattes, je préfère rester au lit. Pas facile d’être un party animal jajaja!


Premiers jours à Cusco – 6/13 juin 2010

A mon arrivée à Cusco, Lula de la famille d’accueil vient me chercher. La famille est constituée de la maman, Emma, de ses 2 filles Lula et Emma, et de son petit fils de 17 ans, Fabrizzio.  Dans la maison, il y a déjà deux étudiantes de Caroline du Nord (USA), Sonum et Katie, et une canadienne, Madura. Le même jour que moi arrive Jessie de Californie. Il y a une bonne ambiance, de quoi se sentir comme à la maison.

Il faut se ménager les premiers jours car nous sommes à 3500m d’altitude. Je mange léger et bois beaucoup de maté de coca.

Le lundi, je commence mes cours d’espagnol à Proyecto Peru. Ma prof est super sympa, on discute beaucoup. Mon niveau n’est pas mauvais, j’étudie l’espagnol depuis la 4e, mais il y a une sacrée différence entre parler espagnol en classe et devoir le pratiquer dans la vie réelle. Les cours m’aideront à me sentir plus a l’aise. J’ai cours pendant 2 semaines, environ 2-3h par jour.

Le mardi 8, Dora de Proyecto Peru m’accompagne à Arco Pata, le quartier de Cusco où je vais être volontaire dans une école. Les enfants jouent dans la poussière, il n’y a pas l’eau courante et donc pas de toilettes. L’école est en fait une classe de maternelle mélangeant une vingtaine d’enfants de 2 à 5 ans, dans une salle de 15m carré… Le premier jour, les enfants sont de sortie pour visiter la cathédrale où sont exposés tous les saints des différentes églises de Cusco. C’est l’occasion pour moi de faire un peu de tourisme et surtout de traverser la ville avec un groupe d’enfants indisciplinés qui manquent de se faire renverser à tout moment. Je vais travailler avec eux pendant un mois, j’aurai l’occasion d’en reparler.

Cette semaine là, je rencontre aussi un policier (ami du petit copain d’une coloc), qui s’ennamourrache de moi. Je suis vite lassée… Avec les filles, on sort pas mal, notamment au club Mythology qui devient vite notre QG.

La première semaine est annoncatrice des bons moments que je vais passer ici.


Pérou 31 mai – 6 juin

Lundi 31 mai 2010 après-midi: arrivée à l’aéroport de Lima après 13h environ de voyage.  Mon voisin dans l’avion, péruvien, m’a tant rabaché de faire attention au Pérou (vols, etc) que je suis super flippée en sortant de l’aéroport. Je prends un taxi qui accepte de me conduire à Miraflores (quartier de Lima où réside Cécilia, copine de sciences po en stage ici) pour 35 soles (prix indiqué par le Routard). Aucune signe “taxi” sur la voiture, pendant tout le trajet j’ai peur d’être enlevée, volée, etc. Heureusement j’arrive vivante et avec toutes mes affaires chez Cécilia.

Lima ne me plaît pas beaucoup. J’y passe 2 jours le temps de me reposer et d’envoyer ma candidature à l’OTAN. Je goûte le fameux ceviche (poisson cru) au restaurant Punto Azul, les churros au dulce de leche (confiture de lait) ainsi que la chicha morada (boisson typique à base de mais).

Le mercredi soir, direction Arequipa en bus semi-cama (70soles avec la compagnie Flores). Dans le bus, je suis assise à côté d’Assia, une algéro-canadienne. Nous restons ensemble dans une auberge, el Caminante Class, pour 15 soles la nuit. La ville est bien agréable.  On mange dans des chifa (cuisine chino-péruvienne) pour moins de 2 euros.

On visite le marché avec un monsieur anglais parcourant l’Amérique du Sud. Je discute avec le gardien de la Cathédrale qui voyage dans le monde grâce à Internet et me parle d’Amiens. Je recommande vivement la visite du Monastére Santa Catalina, superbe. Pour finir, je me rends en dehors du centre d’Arequipa, au mirador de Yanahuara qui offre une belle vue de la ville.

Arequipa est le point de départ pour le Canyon de Colca, trek de 3-4 jours renommé, je n’ai malheureusement pas le temps de le faire, le samedi soir (5 juin) un bus m’attend pour Cusco (compagnie Civa).

Dimanche 6 juin à 7h, me voilà arrivée à Cusco où je vais séjourner pour 6 semaines.


Préparation de mon voyage en Amérique Latine

Il y a un an, en rentrant de Palestine je commande le Lonely Planet – South America on a shoestring, bien décidée à partir l’été suivant explorer ce continent. Consciente de la nécessité de faire des stages j’abandonne un peu l’idée avant de choisir de joindre l’utile à l’agréable: voyage et volontariat. J’opte pour le Pérou, la Bolivie et le Chili, ayant des amis dans les 2 derniers.

En mars, je passe des semaines à chercher un organisme avec lequel je puisse faire du volontariat, mais la plupart demande des sommes exorbitantes. Je veux bien travailler gratuitement, je vais pas en plus payer pour travailler!

Finalement, je tombe sur le site de Proyecto Peru, basé a Cusco. Je les contacte et après quelques échanges d’emails décide de partir avec eux. Je choisis l’hébergement en famille, m’inscris pour quelques cours d’espagnol histoire de me remettre à niveau et demande à travailler avec des enfants. Je resterai à Cusco du 7 juin au 18 juillet.

Début avril, j’achète mes billets d’avion chez Air France bénéficiant d’un bon de 300 euros.  Le voyage Paris – Lima le 31 mai / Santiago du Chili – Paris le 31 août me coûte 1050 euros (-300 = 750), billet échangeable / remboursable sous certaines conditions (un bon deal).

Fin mai, je me fais vacciner contre la fièvre jaune (pas obligatoire pour les pays visités mais pour le Brésil que je pensais un temps visiter), la fièvre typhoïde et l’hépatite A.

Le 31 mai, armée de mon super Nikon D90, du guide du routard Pérou – Bolivie et de ma valise, je décolle pour Lima en passant par Amsterdam… la suite dans un prochain article.